Intellectuels et avocats du caire se comportent en voyous
mercredi 25 novembre 2009
Intellectuels et avocats du caire se comportent en voyous
Les fins de non-recevoir de la Fifa, qui a entériné la qualification de l’Algérie, et des autorités algériennes attisent davantage l’ire des Égyptiens, lesquels dépassent toutes les lignes rouges comme l’indique l’action du bâtonnat des avocats égyptiens de brûler l’emblème algérien et de vouloir traduire le président Bouteflika devant… la Cour pénale internationale.
L’échec des tentatives des responsables politiques et sportifs égyptiens de tromper l’opinion publique locale en entretenant l’espoir de faire rejouer le match Égypte-Algérie de Khartoum a contribué à attiser la haine de l’Algérien en Égypte, au sein même des sphères d’intellectuels.
L’annonce par le secrétaire général de la Fédération internationale de football association (Fifa), Jérôme Valcke, de l’impossibilité de faire rejouer le match parce que “la rencontre s’est déroulée normalement et aucun incident notable pouvant influer sur le résultat n’a été enregistré”, a mis à nu les machinations d’Abou Rida, le membre égyptien du comité exécutif de la Fifa et de Samir Zaher, le président de la Fédération égyptienne de football.
L’objectif de toute cette agitation de la FEF est de limiter au maximum les sanctions que prendra l’instance suprême du football mondial suite à l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre elle, sur la base du dossier présenté par la Fédération algérienne de football avec les preuves confirmant l’agression contre l’autobus de l’équipe nationale algérienne durant le trajet entre l’aéroport du Caire et l’hôtel.
L’évaporation de cet ultime espoir ne laisse plus de place à la manipulation de la rue, d’où cette relance de la campagne haineuse contre l’Algérie, dont les dirigeants ont fait preuve d’un calme olympien en refusant de répondre à la provocation. En outre, les autorités soudanaises ont démenti toutes les allégations égyptiennes sur ce qui s’est déroulé à Khartoum, allant jusqu’à convoquer l’ambassadeur d’Égypte pour élever une protestation officielle contre la campagne médiatique mensongère sur les conditions de déroulement du match.
L’hystérie s’étend aux avocats égyptiens
Il faut dire que l’hystérie a atteint des stades intolérables avec l’action de brûler le drapeau algérien lors d’une réunion du bâtonnat des avocats égyptiens. Ces derniers envisagent même de porter plainte contre l’Algérie dans des instances judiciaires internationales, bien qu’ils ne disposent d’aucune preuve ou document à même d’appuyer leurs éventuelles requêtes.
Il faut croire que l’hystérie collective, dans laquelle est plongée l’Égypte depuis l’élimination des protégés d’Hassan Shehata du mondial sud-africain s’accroit de jour en jour. En effet, toujours dans le domaine judiciaire, le procureur général égyptien, Abdelmadjid Mahmoud, a décidé de donner suite à la requête présentée par le conseiller et ancien président du club de Zamalek, Mourtadha Mansour, en convoquant par le biais de l’ambassade d’Algérie au Caire, le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, le secrétaire d’État algérien à la Communication, Azzedine Mihoubi, le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, et un nombre de directeurs de rédactions de journaux algériens, qu’il rend responsables de la publication d’informations visant à semer la “fitna” entre les Égyptiens et les Algériens. Comme le ridicule ne tue pas, des syndicats d’artistes versent dans le même sens et vont jusqu’à demander à ester en justice le président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour… le traduire devant la Cour pénale internationale.
Rien que ça ! Ceci étant, les avocats algériens ne restent pas les bras croisés et s’affairent avec le concours de juristes à préparer un dossier solide contre les auteurs d’insultes contre l’Algérie dans les médias égyptiens pour déposer plainte d’abord devant les juridictions du Caire, avant de recourir aux instances judiciaires internationales, si jamais la justice égyptienne répond par la négative. Ces plaintes viseront en particulier le fils du président égyptien, Alaa, dont les déclarations sur la chaîne de télévision Dream s’assimilent à des appels au meurtre condamnables par la justice. Mais, ce qui semble faire enrager le plus les dirigeants égyptiens, notamment le clan Moubarak, qui voit tous ses plans de pérenniser sa présence au pouvoir remis en cause, pour ne pas dire tomber définitivement à l’eau, c’est la retenue dont fait preuve Alger pour ne pas envenimer davantage la situation.
Alors qu’ils crient sur tous les toits, qu’ils attendent des excuses officielles, ils considèrent le silence des responsables algériens comme du mépris. Abdelkader Hadjar exclut toute éventualité d’excuses algériennes
Ceci étant, l’ambassadeur d’Algérie au Caire, et représentant permanent de notre pays au sein de la Ligue arabe, a totalement exclu cette possibilité en déclarant qu’il n’était nullement dans l’intention d’un quelconque officiel algérien de présenter des excuses à l’Égypte.
Abdelkader Hadjar, qui a vivement dénoncé l’acte de brûler l’emblème algérien par les avocats égyptiens dans les rues du Caire, a estimé qu’il s’agit plus d’un chahut de gamins extrémistes en colère, et que les choses commencent à “prendre une orientation beaucoup plus importante, et qu’il est regrettable qu’un tel comportement émane d’intellectuels”. “Les Égyptiens peuvent attendre indéfiniment et ils n’obtiendront pas d’excuses algériennes”, a-t-il affirmé, au quotidien londonien arabophone Al-Quds Al-Arabi.
Par ailleurs, le diplomate algérien a démenti toutes les informations sur les prétendues initiatives de la Ligue arabe, et la rencontre qu’il aurait eue avec le secrétaire général de cette instance panarabe, Amr Moussa. Il a également indiqué qu’il n’existait aucun contact direct entre les responsables égyptiens et algériens sur le sujet, tout en signalant au passage que le calme est revenu en Algérie, où il n’y a plus de contestation et que les Égyptiens y résidant ne risquent absolument rien. Abdelkader Hadjar insistera sur le fait qu’Alger ne fait rien pour envenimer la situation, et assumera la responsabilité d’assurer la sécurité des Égyptiens sur son territoire.
Il révélera que le président Bouteflika, qui s’est abstenu jusque-là d’intervenir, ainsi que ses proches collaborateurs, ne feront aucune concession ni prendront d’initiatives visant à présenter des excuses officielles à l’Égypte.
Clair, net et précis ! Il appartient maintenant à la partie égyptienne de revenir à la raison, car l’Algérie ne peut supporter indéfiniment qu’on porte atteinte à ses symboles et ses ressortissants, d’autant plus qu’elle n’a rien à gagner avec l’Égypte, que ce soit sur le plan économique, culturel, sportif ou autres, bien au contraire. Seule la sagesse, dont devraient faire preuve les autorités égyptiennes, apaisera cette tension inutile.
Source : Liberté Algérie
Le président du barreau égyptien brûle le drapeau algérien
Algérie-Egypte | Après les animateurs de télévision, des supporters, des joueurs égyptiens, c’est au tour des avocats du Nil de prendre le relais en versant dans l’insulte et le langage ordurier à l’égard de l’Algérie et de ses symboles.
En effet, au lendemain de la qualification de l’équipe nationale au Mondial sud-africain aux dépens des Pharaons, le barreau égyptien, à sa tête son président, n’a pas trouvé mieux que de se comporter en “voyou” allant jusqu’à mettre le feu au drapeau algérien, et ce, devant l’immobilité des autorités du Caire qui n’ont même pas daigné condamner ce geste d’une extrême gravité dans cette guerre médiatique contre l’Algérie. Un geste émanant d’hommes censés représenter les principes et les valeurs de la noble profession qu’est celle d’avocat dont la mission est de défendre les droits et les causes justes.
Un geste qui n’honore guère ces pseudos-défenseurs des droits de l’Homme, notamment le président du barreau égyptien qui a brûlé le drapeau algérien en public avec la connivence du pouvoir égyptien. Ceci n’a pas manqué de susciter des réactions du côté d’Alger face à cet acte inadmissible à commencer par l’Union nationale des barreaux d’Algérie qui a vivement réagi face à ces nouvelles attaques à travers un communiqué transmis à notre rédaction. “Les attaques qu’ont menées les médias égyptiens contre l’Algérie à travers ses supporters ont vite dépassé ce cap pour atteindre une catégorie censée être exceptionnelle de par son statut social et sa culture.
Il s’agit du barreau égyptien qui ne s’est pas contenté de s’afficher sur les différentes chaînes de télévision égyptiennes… L’agression portée sur le symbole de la souveraineté nationale – brûler le drapeau algérien dans les rues du Caire par des avocats – ne peut être qualifiée que d’un excès de barbarie et d’hostilité du barreau égyptiens envers la souveraineté de l’Algérie et ses symboles”, lit-on dans le communiqué.
Si par ces actes d’un autre âge, le barreau égyptien pense toucher à la crédibilité du barreau algérien au niveau international, c’est d’emblée perdu. “Car cela n’a fait que monter la cote des robes noires algériennes à tous les niveaux (…) Car l’Algérie forte, debout reste le mur où se brisent toutes les tentatives égyptiennes de mettre à genoux les Arabes et les musulmans devant l’entité sioniste”, lit-on encore dans le communiqué. L’Union nationale des barreaux d’Algérie s’insurge contre “la lâcheté du barreau égyptien qui a brûlé et piétiné le drapeau algérien, symbole de la souveraineté nationale qui va à l’encontre des chartes et des lois de l’Union des avocats arabes et toutes les autres chartes et lois internationales. L’Union des barreaux d’Algérie demande à l’Union des avocats arabes de condamner fermement cet acte ignoble qui porte atteinte pas seulement à l’Algérie, mais à toute la nation arabe”.
Enfin, l’Union des barreaux d’Algérie demande à ce que ce point soit “inscrit à l’ordre du jour de la prochaine réunion du bureau permanent de l’Union des avocats arabes qui aura lieu le 13 et 14 décembre prochain à Damas (Syrie). Vive l’Algérie, gloire à nos martyrs”.
source : Liberte Algérie
